July 2010
°°°Soundtrack : Robert Charlebois - Je reviendrais à Montréal°°°
Laid on the unmade bed, I slowly, even remotly, watch myself sink back into deep-pression, that deep, dark, scary depression.
Back in France, I realize, sort of, that I left Canada behind, but not only. I left part of myself there.
Here, I have nothing but my parents and close family. That is not enough, clearly.
I just feel like a stranger who doesn't have a clue of where to start.
Here, I've never worked, never had a job, I forgot how is like to live here again, even more when you don't know the name or the rules of the game. I just forgot how everything work here.
Injured, both physically and emotionnally, I am stranded home.
21
June 2010
Près de 3000 km, et quasiment 2 provinces, en moins de dix jours dans une voiture japonaise dégoutante, mais ça valait le coup.
Changer d'hôtel tout les soirs, plomberie aléatoire, lit plus ou moins confortables. Mais voir des phares, des baleines, des fous de Bassan, des tas d'arbres et la mer, ça valait le coup.
J'aime pas trop quand y'a des vagues sur le traversier entre Baie-Comeau et Matane, parce que même avec le pied marin, entre un ferry et un voilier, tout est tellement différent. Mais j'aime faire de la balançoire face à la mer, à la baie, au fjord. Tadoussac, Baie-Commeau, et Percé, c'était si agréable avec le vent dans mes cheveux. J'aime les jolies maisons, victoirienne, ou Lego Fabuland, et aussi celles très moches qui remplissent mon album des horreurs.
J'ai roulé, pris deux traversiers, pris des milliers de photos et j'en ai eu plein les mirettes.
Montréal - Trois-Rivières - Québec - Tadoussac - Baie-Comeau - Matane - Gaspé -Percé - Bonaventure -Carleton sur mer - Campbeltown - Rivière du loup - Rimouski - Montréal.
La Gaspésie et l'Acadie, c'était génial.
(Par contre, le retour par le pont Jacques-Cartier où l'on a passé 1h30 à l'arrêt total, ça craint du boudin)
Après ça, on a enchainé sur le Grand Prix de F1 du Canada, et les Francofolies 2010 avec plein de concerts gratuits. A Montréal, l'ambiance était un peu comme durant le week-end du Grand Prix de Monaco en plein festival de Cannes. Avec un peu moins d'argent, mais des gens un peu mieux éduqués. Oh que oui.
3
June 2010
En avion, il m'arrive toujours un tas de trucs, c'est tellement connu. Alex, mon collègue russo-israélo-canadien, me disait que je devrais finir par en écrire un livre, tellement c'est rigolo. Après-coup hein.
L'avion pour Montréal, il a commencé par être changé, et donc, par avoir 3 heures de retard. Trop long.
Et puis j'étais malade, et j'avais de l'asthme, et puis plus d'oxygène, et bref, j'ai tourné de l'œil et je me suis retrouvé le masque à oxygène sur la tête à devoir remplir un "Crassdam", et à migrer au pont supérieur, oh combien plus agréable que le pont inférieur. Bref, je ne volerais plus jamais sur un 747-400. Finito.
Mais l'arrivée, on a pris une Cadillac noire vitre teintée qui nous a conduit à l'appartement, et les limousines, que c'est chouette. C'était la première surprise pour Maman.
Vivre au 515, c'est voir des gens super heureux de vous revoir, et d'avoir un loft immense en plein centre.
Aller à Pharmaprix le lendemain, et me faire embrasser de tout les cotés, les collègues qui pleurent de joie, et puis choupi-Emile qui m'annonce qu'il a rencontré une fille. Pas de futur mari pour moi. Dommage.
Là, je suis sur l'Autoroute 40 en direction de Québec et Trois-Rivière, dans une Hyundai de location toute crade, je m'ennuie, et c'est bruyant.
31
May 2010
Un mois et demi en France, c'est : passer le concours de traducteurs-rédacteurs de l'ONU. Passer du temps à la Pitié-Salpétrière à manger des gaufres et boire de la bière sans alcool (c'est bien dégueu). Chercher du travail, envoyer des lettres de motivation, chercher des offres, et y répondre. Aller à des séminaires dans des ambassades britanniques, sous les ors et sur les marbres, coupe de jus d'abricot à défaut de champagne, et faire les yeux doux à Massimo qui n'est sans doute pas intéressée par les filles.
Question : qui a essayé le business networking sans carte de visite ? Et ben sans, c'est galère.
En attendant qu'on aille tous mieux, à l'hôpital-maison, Sehdreek et moi sommes devenus champion de Super Mario Bross pour Wii, avec ampoules aux pouces en prime.
Demain, retour à Montréal, vol AF 346, et puis après, en route pour le road-trip du Québec et de Boston.
9
May 2010
Rentrer en France, c'est toujours comme ça.
Même après un voyage en business, et un traitement de princesse qui va avec, je subis toujours le contrecoup. Stress des examens, des valises, d'un déménagement, d'un emploi trop aimé, auquel s'ajoute un garçon, un genou mal en point, une carte de crédit volé, et un volcan bien capricieux.
Arrivée en France, je déconnecte, je débranche. Téléphone, internet, cellulaire. Niet.
Je dors, je sieste, je roupille, et j'essaye de me réhabituer à la France.
Pour ça, il n'ya rien de mieux que la valise à l'hypermarché local et d'écouter le JT de 20H.
Choc culturel. Bienvenue en France.
Et après ? On défait les valises, on fait les lessives, on donne les vieux vêtements trop vus, trop petits, et on jette les produits de beauté périmés, on range les livres achetés dans la bibliothèque, on déballe les trouvailles pour les parents qui font que chaque retour de leur fille est un mini-Noël, et on nettoie.
Je suis mieux dans mon lit, à ne pas faire face à ce qui va mal dans ma famille et ma vie et mon pays.
Les limbes de mon lit, c'est comme un nuage là-haut, on est protégée.
*update*
J'essaye de me réveiller. Mon genou est guéri. Mais. Traumatisme cranien dû à une chute contre un canapé en bois. Concours des traducteurs-rédacteurs francophone de l'ONU le mardi 11 mai.
Je survis. A peine.




