12
Friday
June 2009
Racing to beat the deadline? [boulot]

Ces jours-ci, je travaille. Sisi, pour de vrai. J'ai un emploi. (Et Maman et Sehdreek sont ravis).

Vendredi, au retour de Perpignan, entretien d'embauche, et mercredi, réponse le très positive.
Je commence officiellement le lundi 15 juin, comme traductrice, localisatrice d'un site internet.
Sauf que vu la tête du truc (enfin, juste les Conditions Générales de Vente) à traduire vers l'anglais, je me suis dit que je ferais bien de m'y mettre tout de suite. Alors voilà, je suis au taquet, et je traduis juridique. Laissez-moi deux semaines de télétravail en autarcie, quasiment sans emails, ni posts, ni tweets, et après, je reviens.

Je reviens, avec un coffret à bijoux, un site web pour Little Miss Muffin, et peut être même un nouveau design pour ici, parce que ces temps hivernaux tout chaud, j'en peux plus. Je me sens cerisier japonais.

Puis je repars. Catalunya 2009, épisode 2, mariage catalan, et vraies vacances, mais sans coups de soleil.

Respirato da Mélisande at 04:58 PM dans Bouts de vie | Comments (2)

6
Saturday
June 2009
Catalunya 2009. [days/off]

Sur un coup de tête, j'ai fait mon sac et je suis partie avec Elie. Il rentrait à Perpignan et moi, je voulais aller au soleil, au Sud et chez ma tante. Un saut de puces, et mercredi, retour en avion.

Nationale 7, route des vacances.
Avec Elie, pas d'autoroutes, et toujours à 90. On découvre des villages, on voit des drôles de boites aux lettres et des champs de coquelicots. Il y'a la discussion thérapie-sexologie à Millau, Roquefort, et Saint Affrique qui fait couler des larmes, et fait beaucoup rire vers la fin. La séance de yoga improvisée quand on a enfin pris l'autoroute. Et l'odeur des pins, rituel des vacances chez ma tante Sylvie.

Chez Sylvie, c'est les bonnes tomates fraîches et juteuses. Les diners sur la terrasse. Et l'USAP qui met une peignée au stade français. Perpinya en mai, c'est plus frais, plus calme. Je découvre une vie différente ici, sans Papa et Mama. Les couchers de soleil sont beaux, le rosé est frais et le muscat de Rivesaltes m'avait manqué.

Sans moustiques, la vie est belle. Et demain, on ira voir la mer.

La mer est belle, agitée. Première journée, il a plu. Le lendemain matin, le soleil brille sur la mer de Saint Cyprien. Le sable est chaud, le temps est si doux. Diner en famille, admirer l'échographie du bébé à venir.
Revoir Grand-frère, se serrer fort au pied du Castillet, et aller boire des cocktails ensemble. Finir au Turkmen avec la famille, et manger des Lamacuhn végétarien en riant aux éclats. Prendre la route de l'Espagne, déguster des légumes méditerranéens cuits et grillés au four, et des petites pâtisseries à Figueres. Et goûter aux délicieuses cerises de Céret au bord de la route.

Aéroport de Perpignan-Rivesaltes, vol AF 7525.

On quitte le calme du Sud, on retrouve la tempête du Nord.

[En passant, j'ai attrapé des dorures sur la plage, et des mégas coup de soleil dans le jardin. Du genre à me faire traiter de "rosbifs" par des "frogs". "Ahaha, t'as l'air d'une écrevisse, comme les z'anglais".]

Respirato da Mélisande at 03:57 PM dans Loin | Comments (6)

31
Sunday
May 2009
Days/Off. [catalunya 2009]

Partie à Perpignan pour quelques jours. Là-bas, je suis bien avec Sylvie et Elie.
Je ne sais pas quand je rentre, j'ai même pas pris de billet de retour.
Soyez sage et prenez soin de vous.

Respirato da Mélisande at 05:30 AM dans Loin | Comments (2)

27
Wednesday
May 2009
Fraises et sucre d'orge.

°°°Soundtrack : The Blues Brothers - Gimme Some Lovin'°°°

Je vois la vie en acidulée, comme mes sucres d'orges couleur arc-en-ciel.

Tout comme moi, Attila montre des signes d'anémie. Papa et Maman me nourrisse pour que je reprenne des forces, mais lui a été remplacé par une jolie Albertina rose-parme toute douce. Avec une mini-souris qui change de couleur. Attila finira sa vie avec Maman. Sa couleur douce m'évoque les macarons, le glaçage des cupcakes à la rose, et les cerisiers japonais. Je redécouvre mon jardin, les déjeuners en terrasse, les lunettes de soleil.

Dans la salle de bain, l'odeur de l'Ictyanne, comme quand j'étais petite. Une odeur que je mangeais, même si c'était pas bon, ça avait tellement bon goût sur la langue.

Deux jours à Tours, un diplôme pour moi, une médaille pour Papa, et des moments très sympas avec Magali & Margot, et Céline. Aller voir la chorale du collège de Margot, à Vouvray c'était sympa.

Il y'a ce coffret à bijoux, qui appartenait à la Grande Tante Madeleine de Lyon, morte il y'a bien longtemps déjà. Je l'ai commencé il y'a 3 ans. D'un truc vieux et moche devait sortir un joli coffret qui fait rêver. J'ai poncé, peint l'intérieur en parme, et c'était parfait. Puis l'extérieur est venu. Sous-couche. Ca n'adhère pas. Je re-ponce. Enlève la peinture à l'ongle. Pose la sous-couche. Des horribles dessins roses fluo jaillissent sur la peinture parme. Quelle horreur. Les mois passent, je décide de m'y atteler de nouveau. Un masque, des gants, et le Décapex entre en action. Badigeonner au pinceau, gratter à la spatule, puis recommencer, et enfin, tout rincer. Et tout recommencer. Peindre ce coffret, comme on repeint sa vie. Parce qu'il le faut bien. Parce qu'elle en a bien besoin.

Respirato da Mélisande at 04:16 PM dans Bouts de vie | Comments (3)

21
Thursday
May 2009
De Montréal à Paris.

J'avais oublié ce que c'était que la France. J'en étais resté à ce pays lointain mais familier que je regardais à 16h30 au JT de 20h de Pujadas sur TV5. Lointain, différent, et vaguement familier pourtant.

Retour en France, jeudi matin, j'arrive en tong à l'aéroport, forcément, à Montréal, c'est bien le printemps-chaud qui est là. Ca sent les croissants, aux arrivées du T2E, là où j'attends Papa et Maman.
A la maison, la pelouse est verte. Il y'a de la pelouse. Mais la machine à laver est toute petite, l'eau et l'électricité coûtent la peau du c**, et il fait froid et humide. Maman et moi, on pratique désormais la ségrégation de notre linge. Papa s'endort sur le canapé, je suis assise entre lui et Maman, on dirait l'affiche du film Tanguy. Je retrouve mes Flamby chéris, je le mange, je les gobe, et j'essaye de ne pas m'endormir la journée, et de me lever le matin. Ici, quand on a faim et qu'on ne sait pas quoi faire à manger, on ne peut pas commander du poulet de chez St-Hubert sur Internet, ni aller chercher un sandwich chez Subway, ou un Happy Meal chez McDo. On ne va pas à pieds au cinéma et au supermarché. J'avais oublié que tout était différent. J'avais oublié pourquoi j'avais quitté la France aussi. J'ai honte pour Mireille.

Respirato da Mélisande at 12:39 PM dans Bouts de vie | Comments (5)